Aller au contenu principal
Le 25 septembre 2026

On ne devient pas coordinateur de Projets de Vie Sociale et Partagée parce qu’on connaît l’habitat inclusif.

Image
On ne devient pas coordinateur de Projets de Vie Sociale et Partagée parce qu’on connaît l’habitat inclusif.

Connaître le fonctionnement de l’habitat inclusif est indispensable. Mais est-ce suffisant pour faire vivre un Projet de Vie Sociale et Partagée ?

Nous ne le pensons pas.

Parce qu’être animateur/coordinateur de PVSP, ce n’est pas simplement connaître le dispositif, son cadre réglementaire ou les différents acteurs qui gravitent autour de l’habitat.

C’est surtout être capable de faire vivre une dynamique collective.

Et cela demande des compétences très différentes.

  • Savoir faire émerger les envies des habitants.
  • Mobiliser sans imposer.
  • Encourager la participation de ceux qui s’expriment peu.
  • Faire travailler ensemble des personnes qui n’ont pas forcément les mêmes attentes
  • Construire des partenariats avec le territoire.
  • Accompagner les initiatives sans les récupérer.
  • Prévenir et gérer les tensions.
  • Trouver la juste distance entre présence et retrait.
  • Favoriser le pouvoir d’agir sans faire « à la place de ».

Et surtout, accepter une forme de paradoxe : le coordinateur est là pour faire vivre le collectif… sans en devenir le propriétaire.

Il peut être celui qui impulse, mais il ne doit pas nécessairement être celui qui décide.

Il peut proposer, mais il doit aussi savoir laisser de la place. Il peut accompagner, mais il doit éviter de faire systématiquement à la place. Il peut être moteur, mais son objectif devrait aussi être de permettre aux habitants de devenir eux-mêmes acteurs de leur quotidien.

C’est ce qui rend cette fonction particulièrement riche… et particulièrement exigeante.

Car derrière les mots « animation » et « coordination », se cachent en réalité des compétences en communication, en dynamique de groupe, en gestion des conflits, en conduite de projet, en partenariat, en accompagnement du changement et en analyse de sa propre posture.

Alors oui, connaître l’habitat inclusif est une base. Mais faire vivre un PVSP demande bien davantage.

Et c’est peut-être justement là que se trouve l’un des enjeux actuels du développement de l’habitat inclusif : ne pas seulement créer des habitats, mais donner aux professionnels qui les font vivre les moyens d’exercer pleinement leur rôle. Des formations adaptées peuvent les aider à faire évoluer leurs postures, leurs pratiques et leur manière d’accompagner les dynamiques collectives.

💬 Selon vous, quelle est la compétence indispensable pour un professionnel qui coordonne un PVSP ?

Form'Alliance, c'est un réseau de formateurs engagés, une pédagogie active et des valeurs humaines fortes, au service de projets de vie qui ont du sens.

À très vite,
L'équipe Form'Alliance