Sans Projet de Vie Sociale et Partagée, l’habitat ne fonctionne pas !
Réflexion sur la vie collective, le sens et le rôle central de l’animateur-coordinateur de projet de vie sociale et partagée (PVSP)
L’habitat intermédiaire (inclusif, partagé, accompagné…) attire. Il rassure. Il promet une autre manière de vieillir, de vivre avec un handicap, de rester un maximum autonome sans être seul.
Mais derrière cette promesse, une réalité s’impose rapidement : vivre ensemble ne va pas de soi.
Pourquoi les habitants choisissent l’habitat intermédiaire (inclusif, partagé, accompagné…)
Les personnes qui rejoignent un habitat intermédiaire (inclusif, partagé, accompagné…) ne cherchent pas uniquement un logement.
Elles cherchent :
- à rompre l’isolement,
- à préserver leur dignité,
- à continuer à décider pour elles-mêmes,
- à appartenir à un collectif sans s’y perdre.
Ce choix est souvent fait à un moment charnière de la vie : vieillissement, maladie, handicap, rupture familiale, changement de lieu de vie.
Il y a de l’espoir.
Il y a aussi de la vulnérabilité.
Les joies… et les désillusions
Oui, il y a les moments partagés, les rires, la solidarité.
Mais il y a aussi :
- les conflits de voisinage,
- les incompréhensions,
- les différences de rythme et de capacités,
- les deuils visibles et invisibles,
- les attentes déçues.
Sans accompagnement structuré, ces tensions fragilisent le projet.
Le Projet de Vie Sociale et Partagée : un processus vivant
Le PVSP est souvent présenté comme une obligation réglementaire. En réalité, il est le cœur battant de l’habitat.
Il donne :
- un sens commun,
- un cadre rassurant,
- une capacité d’adaptation dans le temps.
Mais un projet, aussi bien écrit soit-il, ne vit pas tout seul.
L’animateur-coordinateur : gardien de l’équilibre
C’est là que le rôle de l’animateur-coordinateur devient central.
Il est celui qui :
- écoute sans juger,
- régule sans imposer,
- anime sans infantiliser,
- coordonne sans contrôler,
- fait lien entre les habitants, les partenaires, le territoire.
Ce rôle exige :
- de la compétence,
- du discernement,
- de la méthode,
- et une posture professionnelle solide.
Cela ne s’invente pas.
La durée, véritable épreuve du projet
Beaucoup d’habitats fonctionnent bien au démarrage. Puis, avec le temps, les équilibres changent.
Sans animateur-coordinateur formé et soutenu :
- le PVSP s’essouffle,
- les tensions s’installent,
- le collectif se délite.
À l’inverse, quand ce rôle est incarné :
✔ le climat reste apaisé,
✔ les habitants s’inscrivent dans la durée,
✔ l’habitat devient un lieu de vie stable et attractif.
Conclusion : un choix de société
Un habitat intermédiaire (inclusif, partagé, accompagné…) n’est pas qu’un dispositif. C’est un choix humain, social et politique. Sans Projet de Vie Sociale et Partagée vivant, il perd son sens. Sans professionnel compétent pour l’animer, il ne tient pas.
Investir dans le PVSP, c’est investir dans la qualité de vie, la dignité et la durabilité des projets d’habitat intermédiaire (inclusif, partagé, accompagné…).
Form’Alliance, c’est un réseau de formateurs engagés, une pédagogie active et des valeurs humaines fortes au service de projets de vie qui ont du sens.
A très vite !
L’Equipe Form’Alliance.